"Et d'avoir si longtemps, dans la nuit, ployé l'arceau de la tendresse, garderons-nous contre le jour cette inflexion du corps et de l'épaule qui tarde à se défaire"
"comme il advient à ceux qui longtemps furent aux creux de coques très fidèles ? ..."
(Saint-John Perse, Amers)
samedi 25 juillet 2009
lundi 20 juillet 2009
"maintenant, je veux que tu jouisses dans ma chatte"
alors continue comme cela... sur ce banc où tu as joui, où tu m'as baisé face à la Tour Eiffel, sur ce banc noctambule entouré d'eau, en ville au milieu de nulle part, c'est mon tour... mais non, attends, je veux plus fort, plus vite, je veux jouir en toi maintenant, viens, vers cet arbre incliné, c'est lui que je choisis... quia tale est nostrum placitum
et le plaisir qui m'envahit quand je m'enfonce en toi, et l'écorce que je devine imprimée sur ta peau, sur ton dos et tes fesses, et ce tronc que je saisis, c'est son écorce que mes ongles griffent, mais c'est ton corps et ta bouche que je baise, et c'est ton sexe qui retient le mien, qui se contracte si fort ...
maintenant, sache que nous passerons d'autres lignes,
et divaguerons encore

alors continue comme cela... sur ce banc où tu as joui, où tu m'as baisé face à la Tour Eiffel, sur ce banc noctambule entouré d'eau, en ville au milieu de nulle part, c'est mon tour... mais non, attends, je veux plus fort, plus vite, je veux jouir en toi maintenant, viens, vers cet arbre incliné, c'est lui que je choisis... quia tale est nostrum placitum
et le plaisir qui m'envahit quand je m'enfonce en toi, et l'écorce que je devine imprimée sur ta peau, sur ton dos et tes fesses, et ce tronc que je saisis, c'est son écorce que mes ongles griffent, mais c'est ton corps et ta bouche que je baise, et c'est ton sexe qui retient le mien, qui se contracte si fort ...
maintenant, sache que nous passerons d'autres lignes,
et divaguerons encore
mercredi 15 juillet 2009
Vous n'imaginez pas ce que les chats peuvent faire subir à un amateur de souris. En principe, j'aime bien les chats, je n'ai absolument rien contre eux, je n'en ai jamais tué, ni frappé, ni mangé. Mais, c'est vrai que je n'ai jamais rêvé de coucher avec un chat, je n'ai jamais fantasmé sur l'idée d'un trio homme+femme+chat. Peut-être est-ce à tort, peut-être que je découvrirais un univers savoureux de délices insoupçonnés, mais enfin non, ça ne me tente pas !
En résumé, je n'aime pas :
- être interrompu en pleine action par minou, soudain pris d'une crise de folie, qui le fait débouler en trombe dans la pièce où se déroule la sus-dite action, et qui d'un bond grimpe en haut de l'armoire d'où il aura une vue imprenable, le salaud,
- passer mon temps à écarter un matou jaloux qui tient absolument à fourrer son nez dans nos ébats (et ailleurs),
- être réveillé par le même un matou jaloux (ou un autre) qui ne comprends pas ce que je fiche dans le lit,
- sentir ronronner une boule de poils qui se glisse systématiquement entre moi et le corps de rêve tant convoité et enfin conquis (enfin je croyais),
- poser mes lèvres sur une fourrure qui n'est pas celle de la chatte que je pensais.

Je le jure c'est du vécu. Mais bien sûr, j'ai aussi rencontré des chats et des chattes paisibles, tolérants et partageurs, même s'ils et elles me regardent toujours d'un oeil goguenard quand je quitte l'appartement, parce qu'ils et elles sont toujours là, à ce moment crucial, à se frotter à mes jambes.
Alors les chats je ne les cherche pas ! Je ne le évite pas, mais je ne leur cours pas après.
Évidemment, à force de ne pas chercher, j'ai l'impression d'en avoir trouvé un.
En résumé, je n'aime pas :
- être interrompu en pleine action par minou, soudain pris d'une crise de folie, qui le fait débouler en trombe dans la pièce où se déroule la sus-dite action, et qui d'un bond grimpe en haut de l'armoire d'où il aura une vue imprenable, le salaud,
- passer mon temps à écarter un matou jaloux qui tient absolument à fourrer son nez dans nos ébats (et ailleurs),
- être réveillé par le même un matou jaloux (ou un autre) qui ne comprends pas ce que je fiche dans le lit,
- sentir ronronner une boule de poils qui se glisse systématiquement entre moi et le corps de rêve tant convoité et enfin conquis (enfin je croyais),
- poser mes lèvres sur une fourrure qui n'est pas celle de la chatte que je pensais.

Je le jure c'est du vécu. Mais bien sûr, j'ai aussi rencontré des chats et des chattes paisibles, tolérants et partageurs, même s'ils et elles me regardent toujours d'un oeil goguenard quand je quitte l'appartement, parce qu'ils et elles sont toujours là, à ce moment crucial, à se frotter à mes jambes.
Alors les chats je ne les cherche pas ! Je ne le évite pas, mais je ne leur cours pas après.
Évidemment, à force de ne pas chercher, j'ai l'impression d'en avoir trouvé un.
mercredi 8 juillet 2009
Je ne vous ai jamais dit que je suis fan de Jean-Louis Murat ? Bon, je ne vous raconte pas tout non plus. Je suis fan mais cette chanson (celle qui est là dessous), je n'en suis pas absolument dingue, même si son rythme festif et sa joie de vivre font du bien! C'est surtout le clip qui me plaît. Pas (seulement) parce qu'il a été tourné sur des routes d'Auvergne que je connais par coeur... non, surtout parce qu'il y est question d'un papillon, de hérissons (c'est mon signe astral) et d'un voyage...
Si les papillons pouvaient crier, de quoi se plaindraient-ils ? Celui auquel je pense, par exemple, pas une fois le matin je n'ai été fichu de lui faire de vraies tartines de pain grillé avec du vrai beurre étalé dessus et une couche de vraie confiture maison... avec moi le petit déjeuner c'est au café en bas, ou bien en vitesse avec quelques biscuits... Bon en même temps les petits rituels comme ça c'est pour les vrais couples, ça va avec les croissants du dimanche et le journal, et le déjeuner chez les beaux-parents... Non ? C'est pas si simple ? Vous avez sûrement raison, suis un peu paumé au final...
Je n'ai pas le souvenir d'une éloge des tartines dans l'oeuvre de Jean-Louis Murat. Mais il y a une ode à la vie des libellules qui correspond tout à fait à la philosophie de certains papillons (ben oui c'est comme ça, papillons, libellules, coccinelles et limaçons) et de plusieurs bloggeuses auxquelles il était urgent de rendre hommage, alors voilà, c'est fait :
"comme la vérité est bonne
pour la santé
on n'est pas prêt de fatiguer
Mais il faudrait au moins
tenir le bonheur par la queue
dites-le les filles
oh dites-le
les filles aux dernières
nouvelles qu'on a
il vaut mieux jouir ici-bas"
PS: oui je sais, c'est du grand n'importe quoi, mais pour une fois que je me lâche...
Si les papillons pouvaient crier, de quoi se plaindraient-ils ? Celui auquel je pense, par exemple, pas une fois le matin je n'ai été fichu de lui faire de vraies tartines de pain grillé avec du vrai beurre étalé dessus et une couche de vraie confiture maison... avec moi le petit déjeuner c'est au café en bas, ou bien en vitesse avec quelques biscuits... Bon en même temps les petits rituels comme ça c'est pour les vrais couples, ça va avec les croissants du dimanche et le journal, et le déjeuner chez les beaux-parents... Non ? C'est pas si simple ? Vous avez sûrement raison, suis un peu paumé au final...
Je n'ai pas le souvenir d'une éloge des tartines dans l'oeuvre de Jean-Louis Murat. Mais il y a une ode à la vie des libellules qui correspond tout à fait à la philosophie de certains papillons (ben oui c'est comme ça, papillons, libellules, coccinelles et limaçons) et de plusieurs bloggeuses auxquelles il était urgent de rendre hommage, alors voilà, c'est fait :
"comme la vérité est bonne
pour la santé
on n'est pas prêt de fatiguer
Mais il faudrait au moins
tenir le bonheur par la queue
dites-le les filles
oh dites-le
les filles aux dernières
nouvelles qu'on a
il vaut mieux jouir ici-bas"
PS: oui je sais, c'est du grand n'importe quoi, mais pour une fois que je me lâche...
vendredi 3 juillet 2009
Vous êtes-vous déjà préoccupées, Mesdames, de ce qu'il advient de l'énergie libérée lors de vos ébats concupiscents et de vos orgasmes en série. Ne serait-il pas possible, par exemple, de capter cette énergie et d'en faire usage pour le bonheur de l'humanité ? Et bien, figurez-vous que le sujet a longuement occupé le FBI dans les années 1950 et que Patti Smith et Kate Bush lui ont chacune consacré une chanson. Ce n'est pas rien, c'est sérieux.
Car l'énergie de vos jouissances, Mesdames, il y a un homme qui a passé une bonne partie de sa vie à la traquer. Il s'appelait Wilhelm Reich, c'était un psychiatre et psychanalyste autrichien, un élève de Freud à Vienne. Cette énergie, il l'a nommée orgone.
Tout comme vous et moi, Reich se passionne très tôt pour la sexologie et la théorie de la libido de Freud. Mais lui s'intéresse surtout aux névroses des classes les plus pauvres, ce qui l'amène à entrer en contact avec le parti communiste à Vienne et à Berlin, puis à étudier la politique sexuelle de la Russie soviétique. Son livre culte, La Revolution Sexuelle, (Die Sexualität im Kulturkampf, 1936) est une invitation à poursuivre sur le terrain de la sexualité le combat engagé dans les luttes sociales. De la contraception à l'avortement, en passant par les amours adolescentes, tous les acquis qui vous (nous) permettent aujourd'hui de jouir sans entraves sont au programme de ce livre, auquel se référaient les militantes et militants de la libération sexuelle à partir de la fin des années 1960.
Et l'orgone dans tout ça ? Assez vite, Wilhelm Reich se demande si la libido ne correspond pas à une énergie réelle, qu'il serait possible de détecter dans les cellules et dans l'environnement. Comme il constate qu'on se porte mieux quand on baise bien et avec l'âme en paix, il en conclut que l'orgasme libère une énergie vitale positive. Au début des années 1950, alors qu'il réside aux États-Unis, il se livre à différentes expériences et construit des machines complexes pour tenter de détecter l'orgone, d'en prouver l'existence et d'en utiliser la puissance. Et il y parvient. En tout cas, c'est ce qu'il affirme. Bon, il affirme aussi pouvoir utiliser l'orgone pour faire pleuvoir, pour guérir le cancer, pour faire voler des vaisseaux spatiaux et il déclare même avoir repoussé une attaque d'extraterrestres. Bref il a complètement fondu les plombs.
Ce type qui construit des machines bizarres qui ressemblent à des canons, qui se ballade avec son fils dans les collines en traquant les nuages pour faire pleuvoir, ce type évidemment est suspect. Et puis il a été membre du Parti communiste. Alors, le FBI le surveille de près.
Finalement, c'est la Food and Drug Administration qui le conduit en taule. Elle lui interdit la location des accumulateurs d'orgone et comme il refuse d'obtempérer, il est arrêté à deux reprises. La seconde fois, il envoie bouler les juges qui ne comprennent rien à ses travaux. Il est condamné, pour outrage à la cour, à deux années d'emprisonnement. Il meurt en prison le 3 novembre 1957.
Pourtant, dans les années de folie de l'inventeur de l'orgone il y a une vraie poésie. Elle jaillit dans les pages du livre de souvenirs que lui a consacré son fils Peter (A Book of Dreams, Harper & Row, NY, 1973) et dans lequel il raconte les merveilleuses années de son enfance passées aux côté de son père à chasser les nuages et l'orgone et à transporter d'étranges machines dans la campagne de Nouvelle Angleterre.
Alors certes, Wilhelm Reich a fini complètement cinglé. Mais un type qui était persuadé que la multiplication des orgasmes sur Terre ne pourrait que contribuer à l'augmentation du bonheur planétaire n'avait quand même pas tout faux !
À votre avis, quelle quantité d'orgone peuvent libérer trois jeunes femmes et trois jeunes hommes qui se retrouvent dans un hôtel parisien un week-end de juillet ? En tout cas vous verrez, je suis certain que la planète se portera mieux dès dimanche matin ! Mais ce serait bien que vous vous y mettiez aussi ...
Car l'énergie de vos jouissances, Mesdames, il y a un homme qui a passé une bonne partie de sa vie à la traquer. Il s'appelait Wilhelm Reich, c'était un psychiatre et psychanalyste autrichien, un élève de Freud à Vienne. Cette énergie, il l'a nommée orgone.
Tout comme vous et moi, Reich se passionne très tôt pour la sexologie et la théorie de la libido de Freud. Mais lui s'intéresse surtout aux névroses des classes les plus pauvres, ce qui l'amène à entrer en contact avec le parti communiste à Vienne et à Berlin, puis à étudier la politique sexuelle de la Russie soviétique. Son livre culte, La Revolution Sexuelle, (Die Sexualität im Kulturkampf, 1936) est une invitation à poursuivre sur le terrain de la sexualité le combat engagé dans les luttes sociales. De la contraception à l'avortement, en passant par les amours adolescentes, tous les acquis qui vous (nous) permettent aujourd'hui de jouir sans entraves sont au programme de ce livre, auquel se référaient les militantes et militants de la libération sexuelle à partir de la fin des années 1960.
Et l'orgone dans tout ça ? Assez vite, Wilhelm Reich se demande si la libido ne correspond pas à une énergie réelle, qu'il serait possible de détecter dans les cellules et dans l'environnement. Comme il constate qu'on se porte mieux quand on baise bien et avec l'âme en paix, il en conclut que l'orgasme libère une énergie vitale positive. Au début des années 1950, alors qu'il réside aux États-Unis, il se livre à différentes expériences et construit des machines complexes pour tenter de détecter l'orgone, d'en prouver l'existence et d'en utiliser la puissance. Et il y parvient. En tout cas, c'est ce qu'il affirme. Bon, il affirme aussi pouvoir utiliser l'orgone pour faire pleuvoir, pour guérir le cancer, pour faire voler des vaisseaux spatiaux et il déclare même avoir repoussé une attaque d'extraterrestres. Bref il a complètement fondu les plombs.
Ce type qui construit des machines bizarres qui ressemblent à des canons, qui se ballade avec son fils dans les collines en traquant les nuages pour faire pleuvoir, ce type évidemment est suspect. Et puis il a été membre du Parti communiste. Alors, le FBI le surveille de près.
Finalement, c'est la Food and Drug Administration qui le conduit en taule. Elle lui interdit la location des accumulateurs d'orgone et comme il refuse d'obtempérer, il est arrêté à deux reprises. La seconde fois, il envoie bouler les juges qui ne comprennent rien à ses travaux. Il est condamné, pour outrage à la cour, à deux années d'emprisonnement. Il meurt en prison le 3 novembre 1957.
Pourtant, dans les années de folie de l'inventeur de l'orgone il y a une vraie poésie. Elle jaillit dans les pages du livre de souvenirs que lui a consacré son fils Peter (A Book of Dreams, Harper & Row, NY, 1973) et dans lequel il raconte les merveilleuses années de son enfance passées aux côté de son père à chasser les nuages et l'orgone et à transporter d'étranges machines dans la campagne de Nouvelle Angleterre.
Alors certes, Wilhelm Reich a fini complètement cinglé. Mais un type qui était persuadé que la multiplication des orgasmes sur Terre ne pourrait que contribuer à l'augmentation du bonheur planétaire n'avait quand même pas tout faux !
À votre avis, quelle quantité d'orgone peuvent libérer trois jeunes femmes et trois jeunes hommes qui se retrouvent dans un hôtel parisien un week-end de juillet ? En tout cas vous verrez, je suis certain que la planète se portera mieux dès dimanche matin ! Mais ce serait bien que vous vous y mettiez aussi ...
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