vendredi 27 novembre 2009

Georges Dumézil a montré que les structures sociales de tous les peuples indo-européens - qu'il s'agisse des Grecs, des Arméniens, des Celtes, des Indo-iraniens, des Baltes, des Germains, des Slaves ou des Latins - présentent comme trait commun, une organisation selon trois fonctions primordiales: la prière, la guerre, et la production. Les sociétés indo-européennes sont donc toujours composées de trois ordres, plus ou moins différenciés, "ceux qui prient" (oratores), "ceux qui combattent" (bellatores) et "ceux qui travaillent" (laboratores).

Et ils n'ont même pas pensé à créer l'ordre des baiseurs (besatores) ! Pourtant, même à trois c'est possible.



mercredi 25 novembre 2009

« J'aime tellement plaire. » Moi j'aime qu'elle fixe mon regard en prononçant ces mots. La lumière est idéale dans ce restaurant et ma main a quitté le cuir des fauteuils pour remonter le long de ses bas.

Je ne sais plus combien de cocktails nous avons bus, mais j'ai tout à fait conscience que notre attitude n'a plus rien de civilisé. Suis-je encore un gentleman ? Là, je suis heureux que ce passage de Tristes Tropiques me revienne à l'esprit : « Nous devons nous persuader que certains usages qui nous sont propres, considérés par un observateur relevant d'une société différente, lui apparaîtraient de même nature que cette anthropophagie qui nous semble étrangère à la notion de la civilisation. » Bon, je ne vais pas la croquer ici, de toute façon.

Et puis, il en penserait quoi cet observateur tupi de cette phrase : « Tu viens chez moi. Je veux bien que tu dormes avec moi. Mais nous ne ferons rien. C'est ma vengeance. »






mardi 24 novembre 2009

escarpins golden snake, fabrication chinoise authentique, pour petite garce sexy, parce qu'il n'y a pas que Manolo dans la vie...

Image: © gaspard_des_nuits@yahoo.fr

toi ...

mercredi 18 novembre 2009

il y avait bien eu la mise en garde de Gicerilla, mais franchement jamais je ne me serais douté que deux préservatifs innocemment oubliés dans une poche puissent constituer une menace pour l'aviation civile... le portique de détection métallique de l'aéroport étant d'un avis contraire, il a bien fallu expliquer à l'agent de sécurité chinois que non, il ne s'agissait pas de serviettes rafraichissantes...






lundi 16 novembre 2009

Hong Kong. Une ville qui ne dort pas, industrieuse, boutiquière et laborieuse, obsédée de production, de retours sur investissements, de cash-flow, experte en voltige financière. Une ville en perpétuel mouvement, vivante et grouillante.

D'abord la foule humaine. Une des zones les plus densément peuplées de la planète. Avec un relief qui concentre la population sur à peine un cinquième du territoire. Et aussi le pouvoir de l'économie et l'économie au pouvoir.

Comme la préfiguration du futur de l'humanité. Démesure urbaine, population foisonnante, régime autoritaire, ordre policier, travail sacralisé et absence de contestation sociale. Un pays rêvé pour nos élites vieillissantes. Et aussi des images de Blade Runner qui me viennent à l'esprit. Mais j'aime être là. Je ne l'explique pas.

Images: © gaspard_des_nuits@yahoo.fr




vendredi 6 novembre 2009

J'éprouve une certaine tendresse pour la vie assez pitoyable de Nicolas Edme Restif de La Bretonne. De sa petite carrière d'espion et de mouchard de la police, il a su tirer une oeuvre littéraire sans équivalent au 18 siècle, riche d'une infinité de détails sur les moeurs boutiquières et populaires parisiennes.

Restif de La Bretonne était d'abord un grand baiseur, emporté et excessif. Comme son trop grand intérêt pour les jeunes femmes l'avait obligé à renoncer à la carrière ecclésiastique, il se fit compagnon typographe-imprimeur et traitre.

On sait qu'il dénonça plusieurs éditeurs de pamphlets et de placards séditieux. Son métier d'indicateur de police et son goût pour la débauche l'amenèrent à multiplier les sorties nocturnes. Et ses écrits témoignent d'un grand sens de l'observation minutieuse, parfois plus ethnographique que littéraire. Ses portraits des filles du Palais Royal - oui, le Palais Royal était un lieu de débauche notoire, pas du tout comme aujourd'hui - ne sont pas toujours passionnants mais il y démontre une exceptionnelle connaissance du "terrain".

Surtout, cet écrivain supplétif de la police a consacré tout un roman, Le Pied de Fanchette (1769), à célébrer les embrasements produits par une chaussure à haut talon laissant apparaître une fine cheville de femme. L'adoration érotique du pied féminin était dans l'air du temps au siècle des Lumières, mais Restif l'a élevée au rang de fétichisme pornographique.

Images: © gaspard_des_nuits@yahoo.fr


Quant à la grande prêtresse de l'orgone qui se vante - à juste titre - de la belle perfection de ses pieds : elle devrait rester prudente lorsqu'elle promène ceux-ci sur le sexe de ses compagnons de table, fussent-ils dans un état de trouble patent. Un embrasement est si vite arrivé.



mercredi 4 novembre 2009

Pourquoi le vin des vieilles vignes a-t-il un caractère toujours plus affirmé ? Et pourquoi le Bordeaux est-il un vin de garde et le Bourgogne non ? Et pourquoi le vin est-il rouge ?

À nos envagabondages nocturnes en pays bobo !


Images: © gaspard_des_nuits@yahoo.fr