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mercredi 5 juin 2013

the end

tout a une fin, et ce blog n'a plus de raison d'être... alors il disparaîtra bientôt, pour autre chose, autrement, ailleurs, je vous le dirai...



vendredi 20 avril 2012

- Toi et ta vertu, Robespierre ! Tu n’as jamais pris d’argent, tu n’as jamais fait de dettes, tu n’as jamais couché avec une femme, tu as toujours été correctement vêtu, et tu ne t’es jamais saoulé. Robespierre, tu es scandaleusement honnête.

- Danton, à certaines époques, le vice, c’est de la haute trahison.




Georg Büchner, La mort de Danton



Il a une sale réputation Rosbespierre.  Un mal aimé. Et l’ambiance réactionnaire actuelle n’arrange pas son cas.  Quand, aujourd’hui, le plus timide des keynésiens passe quasiment pour un égorgeur bolchévique, l’incorruptible révolutionnaire fait forcément figure d’extrémiste halluciné et sanguinaire.

Mais je ne suis pas certain que ce soit réellement le nombre des victimes de la Terreur qui le rende tellement impopulaire.  Après tout, face aux ennemis de la Révolution, Robespierre et Saint-Just, comme Danton ou Camille Desmoulins s’accordaient sur la nécessité d’une réponse énergique et sans concession.  Ils ont divergé sur le moment de lever le pied.

Comparé à Mirabeau - « Mirabeau du Ruisseau » comme on l’appelait - qui prit langue avec le monarque pour de l’argent, puis trahit dans l’espoir d’une place ou d’un titre - Maximilien Marie Isidore de Robespierre a l’avantage de n’avoir rien d’une fripouille.

Mais enfin, dans un pays comme la France, le moralisme de Robespierre est suspect, exaspérant, alors que l’amour de Camille et Lucile ou les vices de Danton sont humains.

 

Quand je l’ai accusée de « robespierrisme » la Grande Prêtresse de l’Orgone m’a rétorqué, avec son aplomb habituel, « et oui, moi je ne suis pas de la gauche molle, quand je prône la révolution je la fais ».

Enfin, pas d’inquiétude, elle en connait suffisamment sur le vice.


lundi 27 février 2012

De toute façon le scrutin était truqué. La quasi totalité du génome humain a été décodée. C’est-à-dire l’alphabet de l’intimité de nos corps. Le chiffre du livre des contes et merveilles de la reproduction sexuée. De toute façon le scrutin n’était ni libre ni sincère. Plusieurs centaines de milliers personnes sur le parcours du défilé de la fierté homosexuelle. Il n’y a pas eu de violence, et les médias ont assuré à tous un temps de parole égal. Tout un ouvrage qu’il faudra quand même recomposer. Comprendre le sens des mots et l’articulation des phrases. Malgré le trucage l’opposition a pu faire entendre sa voix tout au long de la campagne. Le Vatican a publié l’intégralité de la troisième prédiction de Fatima. Certaines amibes pourraient avoir un génome jusqu'à 200 fois plus grand que celui d' Homo sapiens. Plusieurs bâtons de dynamite reliés à un détonateur et qui auraient dû exploser cette nuit même. Quatre bâtons exactement découverts par un ouvrier. C’est un moyen pour les banques de faire main basse sur les politiques publiques.




"On ne peut pas aimer à volonté, répondait-elle. Je ne veux pas d'érotisme sans amour. Et l'amour profond ne se rencontre pas si souvent." Anaïs Nin, Venus Erotica

jeudi 23 février 2012

La vague conscience d'un problème avec le temps. Qui passe trop vite, évidemment.

Je le laisse courir. Autant ne pas se voiler la face, c'est juste une politique de l'autruche. Se lancer à corps perdu dans l'accessoire permet d'éviter de réfléchir, et finalement d'agir. Mais, lorsqu'une décision demande une mise en oeuvre énergique, la procrastination ça finit mal. Forcément.

Et ce n'est pas vrai qu'on oublie avec le temps. On oublie que l'anodin. Le temps aide juste à vivre avec ses souvenirs. Et puis on apprend et puis on change. On apprend à réfléchir, on apprend l'importance de la cohérence, que le choix est renoncement. Inch'Allah.





« L’homme a besoin de ce qu’il y a de pire en lui s’il veut parvenir à ce qu’il a de meilleur.  »

Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra, Un livre pour tous et pour personne (Also sprach Zarathustra. Ein Buch für Alle und Keinen)

samedi 11 février 2012

Le mode d'emploi bien en mains, ce devait être simple.  Tout était dit, inscrit, balisé. La recette du bonheur. Et les ingrédients qui vont avec.  Rien en commun avec les naufrages de bars de nuits déjà connus, les amours folies hystériques ou les débandades désastreuses dans l'ordre et l'héritage. Vous partagiez la même envie de libertés, le même besoin de complicités et de jeux d'adultes. Et des projets et des envies d'incartades à foison. Il n'y avait qu'un détail à régler, une basse futilité pour un homme responsable et rationnel, assez mûr pour savoir ce qu'il veut et trancher dans le vif des décisions douloureuses. Mais il se trouve que l'amour a plusieurs facettes. C'était d'ailleurs la règle admise de vos ébats. Oui, mais cette face là tu ne t'y attendais pas. Ces regards d'enfants et ces rires qui te renvoyaient à la traitrise que tu anticipais, dont tu te réjouissais pour aller vivre ton bonheur. La traîtrise que tu avais préparée, planifiée dans ta petite cervelle d'égoïste même pas bonne à faire sauter. Mais cette traîtrise, qui bien évidemment n'en était pas une, un acte de salubrité même, ne t'étais-tu pas engagé à la commettre ? Renoncer, ce serait une autre traîtrise, pitoyable et banale. Trahir l'amour de ta vie ? Pas toi non plus. Qui ne parle pas beaucoup mais pense ce qu'il dit et s'y tient. Qui s'embourbait. Qui anticipait des vérités, retardait le vif des déchirures en multipliant les frustrations et les douleurs rampantes. Sans illusion. Ni sur l'issue piteuse, si sur la suite. De toute façon, tu as choisi et c'est irrévocable. Même le fait d'être forcément un salaud finit par te laisser indifférent. Et puis tout est en place, tu as eu le temps de rendre le recul impossible, de t'imposer ton propre choix. Tu seras seul, c'est tout, un vrai gâchi. C'était celle que tu ne voulais pas perdre, celle avec qui tout était possible. Celle que tu as dégoûtée. Appelez-moi connard.





maintenant, face au vide de nos coeurs agonis, je ne dealerai pas de souvenirs en douce, mais je fais le pari contre tout d'un festin déjanté, je joue à contre côte, le Valparaiso des désirs

samedi 28 janvier 2012

Elle prétendait descendre de l'Empereur aztèque Moctezuma et aussi qu'elle était la fille illégitime de Simon Bolivar.  Elle avait un petit côté mégalo, Flore Célestine Therèse Henriette Tristan-Moscoso.

En fait son père était un noble péruvien et sa mère une petite bourgeoise parisienne émigrée en Espagne pendant la Révolution française. Un prêtre réfractaire les avait mariés à Bilbao mais les péripéties de l'époque et la mort prématurée du paternel empêchent l'union d'être régularisée et plongent la petite gosse de riche et sa mère dans d'inextricables difficultés financières.

Un mariage forcé avec un médiocre jaloux et violent - qu'elle finit par fuir mais qui par rancoeur manque de l'assassiner - ainsi que la nécessité pour vivre de s'employer comme ouvrière de filature ou d'imprimerie, lui font découvrir la part miséreuse et injuste de son temps. Sous le nom de Flora Tristan, elle devient militante féministe et socialiste, ce qui n'est pas spécialement bien vu mais qui vaut toujours mieux que de rester une femme battue, humiliée et séquestrée.

Ah, elle est aussi la grand-mère maternelle de Paul Gauguin.  Alors, elle inspire les artistes, et dans Le Paradis - un peu plus loin (El paraíso en la otra esquina), Mario Vargas Llosa reprend en parallèle l'histoire de la grand-mère et du petit-fils, qui ne se sont jamais connus. Et le bougre d'andouille de libéral, mais néanmoins talentueux, auteur péruvien nous confirme que le bonheur est un combat et qu'il faut des couilles dans la vie, que l'on soit un mec ou une femme. Peut-être que ça ne suffit pas toujours, mais c'est une condition nécessaire. Sinon, les limbes résistent. Et, si on les laisse faire, un jour les limbes auront notre peau.

dimanche 11 décembre 2011

"Et comme nous courions à la promesse de nos songes, sur un très haut versant de terre rouge chargée d’offrandes et d’aumaille, et comme nous foulions la terre rouge du sacrifice, parée de pampres et d’épices, tel un front de bélier sous les crépines d’or sous les ganses, nous avons vu monter au loin cette autre face de nos songes : la chose sainte à son étiage, la Mer, étrange, là, et qui veillait sa veille d’Etrangère – inconciliable, et à jamais inappariée- la Mer errante prise au piège de son aberration." - Saint John Perse





samedi 29 octobre 2011

Les deux îles de São Tomé et Príncipe, petit état lusophone de l'Atlantique équatoriale, produisent une délicieuse qualité de chocolat.

Le chocolat est une substance à manipuler avec précaution dans les jeux érotiques.  Je l'ai appris à mes dépens, quand une partie de jambes en l'air avec la grande prêtresse de l'orgone s'est transformée en belle partie de rigolade. La faute à une erreur de cuisson.

Au sud de São Tomé e Príncipe, se trouve l'île d'Annobón, également nommée Pigalu. Pas de grandes plantations ici, mais une agriculture vivrière et la pêche. Pas de route, l'électricité et l'eau courante sont un luxe. C'est peut-être pour cela que certaines brochures touristiques décrivent l'île comme un petit paradis de la nature.


Sur l'île d'Annobón, on n'est peut-être pas malheureux, mais on n'est pas riche et, contrairement à São Tomé e Príncipe, on n'est pas indépendant mais rattaché à la Guinée équatoriale. Est-ce que ce sont des raisons suffisantes pour se faire enculer bien profond ?  En 2006, après que les émanations des boues pétrolières déchargées par le Probo Koala ont tué une dizaine de personnes en Côte d'Ivoire, une enquête du Spiegel évoquait un probable enfouissement de déchets radioactifs sur l'île.

Il se trouve justement qu'au détour d'un échange de SMS sur la sodomie, la grande prêtresse de l'orgone et moi avons évoqué la question des déchets nucléaires et aussi celle des bombes atomiques et donc logiquement de la sodomie atomique. Oui, tout est lié, et tout est dans tout.


jeudi 20 octobre 2011

Te Ika-a-Māui, grande île accessible et fertile,
Te Waka-a-Māui, île du sud, incertain vaisseau,
nos peuples d'océan savaient de longues routes
d'Aotearoa à Hiva Oa, Rapa Nui et Hawaiiki

nous porterons la mémoire de leurs siècles
des pirogues de l'origine et des voyages funèbres
des danses de marae et des fières renaissances
dans nos âmes ardemment brûlées d'amants étrangers



jeudi 26 mai 2011

et le rhizome des plaintes anciennes
naufrage le jour des illusions
déserte la nuit des sens communs
jusqu’à l’oubli des origines

dans l'entre-marges du jeu
où nous réunirons au plus près
désirs et souvenirs

Courtesy & © La grande prêtresse de l'orgone








lundi 28 février 2011


" Je pense que je jouirai encore si tu me masses avant de me baiser de nouveau !"

Vous n'avez jamais eu le sentiment d'être sexuellement exploité vous ?

© gaspard_des_nuits@yahoo.fr







jeudi 6 janvier 2011

"Se d’arder e d’amar io non mi stanco,
anzi crescermi ognor questo e quel sento,
e di questo e di quello io non mi pento,
come Amor sa, che mi sta sempre al fianco,
onde avien che la speme ognor vien manco,
da me sparendo come nebbia al vento,
la speme che ’l mio cor può far contento,
senza cui non si vive, e non vissi anco?
Nel mezzo del mio cor spesso mi dice
un’incognita téma: - O miserella,
non fia ’l tuo stato gran tempo felice;
ché fra non molto poria sparir quella
luce degli occhi tuoi vera beatrice,
ed ogni gioia tua sparir con ella
."

-- Gaspara Stampa


© gaspard_des_nuits@yahoo.fr





Je t'ai entendue.




lundi 27 décembre 2010

Antomboko, la trouée, Antsiranana, port naturel, Diego Suarez, la plus grande baie au monde après celle de Rio de Janeiro, puzzle de mers et de montagnes - baie du Tonnerre, baie des Cailloux Blancs, Cul de Sac Gallois, et baie des Français - un dédale d'îles et d'îlots, Nosy Lonjo, Nosy Be, Nosy Boraha dite Sainte-Marie de Madagascar, Nosy Iranja aussi nommée Île de la Tortue, Nosy Volana et la belle et grande plage de Ramena sur la Mer d'Émeraude.

La baie d'Antsiranana était un repère de pirates de renom : Olivier Levasseur, dit La Buse, Henry Every, dit Long Ben, et Thomas Tew, qui selon Charles Johnson - l'auteur de l'Histoire générale des plus fameux pirates ( A General History of the Robberies and Murders of the most notorious Pyrates - 1724) - n'avait aucun égal en matière de galanterie.

À la fin du 17e siècle, les butins pris dans l'Océan Indien étaient au moins aussi intéressants que ceux des Caraïbes. Même si le métier n'était pas sans risque. Las de pillages qu'ils ignoraient sur un océan où ils étaient jusque-là seuls maîtres, les marins arabes et indonésiens avaient fini par s'armer lourdement. Et les navires des compagnies européennes étaient eux-aussi très bien armés. Alors, la plupart des pirates finissaient leur courte carrière au fond de l'eau ou au bout d'une potence. Mais les richesses transportées étaient telles que capturer un ou deux navires pouvait permettre d'espérer des jours heureux. Encore fallait-il savoir s'arrêter à temps.

En 1693, Thomas Tew avait capturé à l'entrée de la Mer Rouge un navire indien voguant vers l'Empire Ottoman avec une énorme cargaison d'ivoire, d'épices, de bijoux et de soie. Le coup avait été facile alors en 1695, il retourne vers le détroit de Bab-el-Mandeb, la « porte des lamentations », où plusieurs autres pirates sont déjà en embuscade. Tous décident d'agir de concert, mais un convoi de navires Moghols leur échappe et profite de la nuit pour franchir le détroit. Lancé à leur poursuite, Tew est tué par un boulet de canon. Plusieurs navires sont finalement rattrappés par Henry Every qui réussit l'acte de piraterie le plus rentable de tous les temps, 600 mille livres en métaux précieux et bijoux.

Si les riches passagères indiennes et leur escorte subissent un sort peu enviable, Every, lui, devient le plus riche pirate du monde. Et l'année suivante, on perd sa trace du côté de l'Irlande. De nombreux membres de son équipage sont arrêtés et une part du butin est retrouvée, mais lui a disparu.

Aujourd'hui Diego Suarez n'est qu'un port de seconde zone, mais son écrin demeure une splendeur. Que soit ici remerciée la grande prêtresse de l'orgone, qui sans même évoquer l'or ou l'ivoire des pirates, ni même les charmes de leurs prisonnières, réussit à me faire rêver de ce lieu.


© gaspard_des_nuits@yahoo.fr






vendredi 3 décembre 2010

C'est Condé Nast qui a lancé la carrière de Lee Miller. En 1926, l'éditeur du magazine Vogue arrête net sa voiture devant cette jeune femme qui marche dans une rue de Manhattan. En quelques mois, elle devient l'un des modèles les plus en vue de New York. Pourtant, jouer les sex-symbols sur papier glacé ne semble pas l'amuser beaucoup. Dès 1929, elle traverse l'Atlantique pour rencontrer Man Ray à Paris. Il ne veut pas d'élève. Elle devient son assistante, puis son amante et sa muse.

Je passe sur la suite, largement connue : la fréquentation des surréalistes, le retour à New York, les mariages avec Aziz Eloui Bey puis avec Lord Roland Penrose, les célèbres photographies de la Seconde Guerre Mondiale, le Blitz à Londres, la Libération en France, l'invasion de l'Allemagne, les camps de Dachau et Buchenwald. Je passe vite parce que la vie de Lee Miller ne m'intéresse pas beaucoup ce soir. Juste retenir de cette femme le souffle de liberté, l'attention aux autres et l'ouverture d'esprit qu'elle envagabonde. Et puis, elle est photographe. Et la photographie ça devient une grande affaire.

Pour tout vous dire la photographie est même ma principale préoccupation en ce moment. Pour vous la grande affaire du moment c'est peut-être Noël, la neige et le froid, ou le rhume qui vous pourrit la vie. C'est important aussi. Mais pour moi en ce moment c'est la photo. Dans une vie il y a des périodes comme ça, marquées par des thèmes forts : la photo un moment, la sexualité de groupe un autre , la masturbation un peu tout le temps, la liberté souvent, la politique parfois, l'amour, la philosophie, les macarons, la mer, les alizées. Il y a aussi des décisions, qui ont été prises et annoncées il y a longtemps, et on croyait que ça suffisait, que la mécanique de l'inéluctable s'enclencherait d'elle-même, mais non, et on n'a pas tenu assez fermement la barre, parce que c'est toujours comme ça on procrastrine plus ou moins jusqu'à l'urgence. Alors comme l'urgence est là, on ne rigole plus, même si on n'a jamais vraiment rigolé. On fait des photos et on se dit que la fin d'une époque intenable ouvre grand les portes d'une vie meilleure. On le sait. Mais on hésite toujours un peu avant de faire le premier pas dans le noir. La peur du vide sûrement. On fait des photos. Et puis on pend son élan et on balance un grand coup de pied dans la mécanique qui redémarre parce qu'elle a besoin de ça. Qu'on lui botte le cul. Alors on regarde les photos qu'on a faites.

© gaspard_des_nuits@yahoo.fr






vendredi 26 novembre 2010

"L'essence n de l'amour, qui lui donne naissance, le point de gravité moral, physique, affectuel, psychique, sémantique, sur quoi repose, de l'amour, tout le secret - c'est l'écoute, sa pulsation, son alloplastique." Mehdi Belhaj Kacem

Et au commencement de l'écoute il y a la parole. En somme, la grande pipelette de l'orgone avait encore raison. Un livre lu pour rien alors ? Un livre pour revenir sur un film.











mardi 26 octobre 2010

À demie nue sur la scène du Théâtre Plaisance, elle provoque et pétrifie les spectateurs du premier rang. Majoritairement des hommes. "Pourquoi vous avez loué les premières places ? Qu'est-ce que vous vouliez voir ? Votre femme, où est-elle ? elle garde les enfants ? Vous trouvez ça normal ? Vous êtes pour la liberté sexuelle ? Vous voudriez faire l'amour avec moi ?"

C'était à la fin des années 1970 et, si l'on en croit un article de l'époque, un soir les choses ont mal tourné : deux hommes se sont levés, décidés à passer à l'acte, avant qu'une partie de la salle ne les maîtrise. Il n'est pas anodin de mélanger les préceptes du Théâtre de la Cruauté et le militantisme des années rouges.

Avec Jean-Pierre Georges, elle a conçu un diptyque de deux pièces provocatrices : Et moi qui dirai tout, et Le Diable. Dans la seconde, on la voit danser nue, écarter les cuisses, soupirer, se contorsionner, sur fond de musique sacrée : la diablesse était aussi une lectrice de Bataille. On suppose que c'est peu de temps après avoir assisté à l'une des représentations que Julio Cortazar écrit Homenaje a una joven bruja.

La jeune sorcière dont il est question s'appelle Rita Renoir. Une ancienne vedette du Crazy Horse dans les années 1950-1960. Probablement la plus célèbre strip-teaseuse française. Une strip-teaseuse intellectuelle, qui devient comédienne, interprète Obaldia et Euripide, et tourne pour Antonioni. Dans Il Deserto Rosso, face à l'impécable beauté froide de Monica Vitti, elle incarne une sensualité féminine quasi-animale.



Finalement, la soirée de lancement du collectif Chat-Soleil était très sage en comparaison. Pourtant la bad girl ne portait pas de culotte et la grande prêtresse de l'orgone avait chaussé ses escarpins fatals. Il paraît que tout s'est passé dans les marges.

© gaspard_des_nuits@yahoo.fr





mardi 21 septembre 2010

I wanna see your ass

Elle me dit qu'elle veut photographier le corps des hommes comme il le mérite, et comme il l'est rarement, parce que l'art s'est tellement focalisé sur le nu féminin que l'homme ne semble plus bon qu'à jouer les dieux du stades ou les soldats d'élite façon Starship Troopers.

Et j'entends Christophe Honoré qui parle de son dernier film et du peintre Gustave Caillebotte. Alors comme je garde le souvenir fort de 17 fois Cécile Cassard, je suis curieux.





mardi 7 septembre 2010

On dit d'Agnès Sorel, la favorite du roi Charles VII, qu'elle inventa un genre très spécial de décolleté : épaules nues et échancrure plongeante pouvant découvrir presque entièrement un sein. On la disait aussi intelligente, cultivée et spirituelle. Elle était élégante et savait se mettre en valeur à grand renforts d'étoffes et de fourrures précieuses, de traînes et de coiffes rocambolesques, de robes et de bijoux hors de prix.

C'est donc elle qui réveilla la sensualité et la combativité d'un roi sans grand talent. On prétend que ce roi (mais j'avoue ne pas avoir croisé les sources) n'aimait rien tant que déverser sa semence sur la poitrine sans défaut de sa maîtresse.*

Cette femme belle, coquette, dévergondée, sensuelle, intellectuelle et intelligente c'est, au choix, la femme idéale (du point de vue du roi et des nombreux amis de la dame) ou l'ensorceleuse maudite (du point de vue de la reine, Marie d'Anjou, et du fils du roi, le futur Louis XI, surnommé l'araignée universelle).

L'influence d'Agnès Sorel sur les femmes françaises peut, aujourd'hui encore, être observée quotidiennement.






* À ce propos, saviez-vous que le sperme est efficace contre les brûlures de méduses ? Quelqu'un dans la blogosphère a-t-il profité de l'été pour conduire une étude scientifique confirmant cette découverte empirique ?



jeudi 2 septembre 2010

Entre seinen mangas pour trentenaires mâles et josei mangas pour trentenaires femelles il existerait donc selon Agnès Giard des mangas spécialisées dans les amours homosexuelles masculines, destinées aux japonaises perverses, excitantes fujoshi, lassées du rôle de poupée soumise.

Est-elle une fujoshi celle qui entre deux images lubriques m'écrit "suki desu" ?



N'empêche, je me demande si les Japonais ne connaissent pas depuis longtemps l'existence de la grande prêtresse de l'orgone.






dimanche 22 août 2010

Elle m'assure que rien ne vaut une vue panoramique pour lui donner des idées lubriques et l'inciter à la débauche.


© gaspard_des_nuits@yahoo.fr



Note pour la prochaine fois: ne pas se contenter de l'inviter au restaurant du Pacific Le Grand Daïba mais réserver une chambre.